Que serait une aventure sans accro ? Dans le milieu agricole, comme partout ailleurs, il y a des projets qui ne marchent pas, et parfois on comprend vite pourquoi…
Après deux semaines à Tunis, je refais mon sac pour rejoindre Hajeb-el-Ayoun plus au Sud, vers Kairouan.
Pendant un mois, je devais aider une ferme en permaculture qui connaissait des problèmes d’accès à l’eau. Mais là-bas, l’ennui m’a vite gagné. Après avoir peint des clôtures pour protéger la ferme, le reste des missions étaient assez futiles, principalement faire à manger.
Je me demande encore comment les gérants de ce lieu, que je ne nommerai pas pour éviter les problèmes, font pour subvenir à leurs besoins après dix ans passés sur ce projet sans avancée agricole.
Baratineurs en puissance ou déconnectés de la réalité ? À vous d’en juger.











Au moins, cette ferme m’aura apprise ce qu’il ne faut pas faire quand on lance sa ferme : ne pas avoir d’eau, s’isoler socialement, ne pas être ouvert à la critique.
Je ne sais pas si j’avais besoin de passer par-là pour en avoir conscience, mais pour vous, chers lecteurs et chères lectrices, je me dis qu’il est bien de rappeler que certains projets qui vendent des formations à la permaculture, ce qui était le cas ici, peuvent vendre de l’air et non pas de quoi travailler la terre.
En tant que bénévole, j’ai pu assister à un de ces ateliers. La gérante a des connaissances. Mais sont-elles adaptées au milieu aride dans lequel elle a installé sa ferme ? Nous le saurons le jour où ses légumes pousseront.
En attendant, attachez vos ceintures car la prochaine destination est aussi forte en café !
Bisous,
Néphi


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