Ça y est, c’est mon dernier voyage : Le moment douloureux où l’on arrache les pages pour les garder enfouies, au creux de nos mains.
Cette fois je ne pars pas pour de nouveaux rivages, je rentre chez moi, j’ai reconnu ce matin… Marseille et ses plages, et la bonne Mère me faire signe de la main.Tunis était pâle, el ayoun bleu et le dialecte tunisien ; résonne encore dans mes oreilles Fairouz El Kalthoum et ses airs égyptiens.
Omri Mansit, qui étaient des mois, bercée en son sein ; de hauts et de bas, de tout et de rien. En quittant ce bateau, ce sont huit mois qui prennent fin.












J’ai vu autant de problèmes que de solutions. Ressenti autant de tristesse que d’espoir. Je me dis que peu importe la nature de nos actions, il faut y croire.
Merci à mes amis et à ma famille, qui m’ont donné de la force quand j’ai cru ne plus pouvoir. A toustes mes relecteur.ice.s qui ont charbonné à mes côtés.
Merci à tous mes lecteurs et lectrices qui ont repartagé mon travail.
Merci à la fondation Marc de Montalembert d’avoir cru en mon projet et de l’avoir financé.
Et merci bien sûr à tous les locaux, fermiers, activistes et scientifiques, qui m’ont logé et aidé.
Chaque action compte, non pas pour changer le monde mais pour influencer un système. Producteurs, consommateurs, décideurs, nous avons tous une responsabilité à notre échelle. Même si les politiques publiques ne tendent pas vers un soutien des microfermes et une régénération de la biodiversité, il faut soutenir ceux qui s’organisent dans leur coin et œuvrent pour un accès à une nourriture saine, non polluée.
Je retourne bientôt dans une ferme, cela me manque beaucoup après ces derniers mois assises derrière un bureau.
Pour autant, je continuerai de poster des BD, sur mon métier ou simplement sur ce qu’il se passe dans ma tête.
D’ici-là, merci pour vos messages, prenez soin de vous !
Bisous,
Néphi


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