L’IA s’invite dans notre quotidien : c’est notre conseillère en cuisine, en mécanique-quantique ou alors notre psy… voilà qu’elle s’invite aussi dans nos champs. Et moi qui pensais fuir la technologie en mettant les mains dans la terre !
Si la Tunisie est un pays aux 3/4 aride, c’est aussi un foyer d’ingénieurs et d’agronomes qui s’affairent aux problématiques hydriques du pays, dont les températures augmentent d’années en années.
Les problèmes tunisiens sont aussi les nôtres. En France, nous voyons déjà nos lacs s’assécher, nos crues nous inonder et les sources de montagnes se tarir à l’approche des beaux jours.
La semaine dernière, j’entendais partout aux infos l’annonce d’une « bankrupt mondiale ». Malgré tout, rien ne bouge. Ou du moins, au rythme des fourmis.
À Tunis, j’ai décidé de faire un pas de côté : fini le savoir paysan et les techniques manuelles, filons voir comment l’IA peut nous aider…










Difficile d’exprimer mes critiques en dix cases… Mais que penser d’une technologie qui consomme plus d’eau qu’elle n’en sauve ?
Nous sommes si forts pour créer des outils, qui règlent les problèmes d’autres outils, que nous avons nous-mêmes créées.
On continue ce modèle parce qu’il garantit la stabilité économique et sociale à court terme, même s’il détruit la ressource à long terme.
J’ai rencontré des ingénieurs agronomes et informatiques convaincus du bien-fondés de leurs créations, récompensés de mille prix. Je ne doute en aucun cas de leur sincérité. Mais ils sont si loin de la vie rurale. Moi dans les champs, je continue de voir les jeunes qui désertent, les vieux qui souffrent, et l’argent qui manque.
Bisous,
Néphi


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