10 – AGROMAFIA

L’agriculture peut-être féerique de par son abondance alimentaire et ses champs verts.

Mais il est aussi un secteur au passé terrible, en terme de droit humain : la main-d’oeuvre a souvent été des prisonniers de guerre, des esclaves, de tout temps et de toutes terres : de la Rome antique à l’Egypte ancienne, des États-Unis d’Amérique à l’Empire Français…

Malgré l‘abolition de l’esclavage dans de nombreux pays, cette pratique existe encore sous une forme plus moderne, hors des cadres légaux.

L’Organisation internationale du travail (OIT) définit l’esclavage moderne comme :

“Une situation où une personne est forcée de travailler sous la menace, sans liberté de partir, souvent pour rembourser une dette ou sous contrainte physique ou psychologique.”

Dans l’agriculture, cela signifie :

  • Travail sans salaire ou avec salaire misérable.
  • Confiscation des papiers d’identité.
  • Conditions de vie inhumaines (hébergement, alimentation, santé).
  • Surveillance, violences ou menaces.

En Italie, cet esclavagisme a a un nom : le caporalato.

Vous avez sûrement remarqué ce nouveau format pour un nouveau pays. Je m’amuse à tester diverses mises en forme, car j’expérimente l’agriculture autant que le dessin au cours de ce voyage.

Dites-moi si vous voulez que je grossisse l’image !

Dans le prochain épisode, je vais vous montrer comment l’agriculture peut aussi être un outil d’indépendance, à travers le regard des fondateurs de Barikama.

Bisous,

Néphi.

Sources : les chiffres et les paroles du sociologue Marco Omizzolo sont tirés de l’article de Marco Marchese pour Equal Times

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