12 – V’nez on se mélange un peu ?

Épidémie de solitude, suicide chez les agriculteur.ice.s, manque de main-d’oeuvres, manque de moyens pour les payer…. Et s’il fallait revoir notre organisation sociale ?

Dans les sociétés villageoises pré-industrielles, le soin aux enfants, aux anciens et aux vulnérables relevait d’un système d’entraide communautaire fondé sur l’interdépendance quotidienne des habitants.

Cependant, l’industrialisation et l’urbanisation de nos sociétés occidentales ont conduit à une individualisation et à une segmentation des relations sociales. Est-ce une piste pour comprendre l’exclusion des personnes atypiques ? (handicapés, migrants, malades, personnes âgées).

Si notre économie et ses entreprises reposent sur l’idée de faire du profit, les personnes isolées socialement sont alors les premières à être isolées professionnellement, car elles ne sont pas les plus rentables.

Ainsi, je me demande comment créer une ferme en accord avec ma vision du monde, du moins de ce qu’il doit être… Et j’ai découvert en Italie, la coopérative sociale et solidaire :

Définition : entreprise collective dont l’objectif principal est de répondre à des besoins sociaux, humains ou territoriaux, plutôt que de maximiser le profit

L’Italie est selon moi le pays parfait pour étudier leur fonctionnement dans les zones rurales, car dès la fin du XIXème les braccianti (voir épisode 10) créent des coopératives rurales pour s’organiser face aux latifundia, grands propriétaires agraires ; pour obtenir de meilleurs salaires ; et plus tard lutter contre le fascisme.

Cette organisation socio-professionnelle est ancrée dans la culture italienne : dans les années 1960, les coopératives évoluent dans les branches sociales et solidaires pour répondre à des besoins éducatifs, sanitaires et d’inclusion professionnelle.

Alors concrètement, ça donne quoi si on applique ce système dans le milieu agricole ?

L’idée, c’est de créer des emplois inclusifs, où l’on voit l’impact direct sur nos territoires, nos jardins, nos voisins… Le travail commun solidifie le tissu social, favorise l’empathie, la compréhension sans forcer l’adhésion d’un groupe à une pensée unique.

J’aurai aimé faire trente cases pour couvrir ce vaste sujet, mais je me réserve ce plaisir pour un format papier, et me plie, à contre-cœur, aux règles des lectures courtes d’internet.

Merci d’être toujours plus à lire ce blog ! Et si vous voulez me donner un coup de pouces pour les fêtes, partagez-le à vos proches !

Bisous,

Néphi,

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Commentaires

4 réponses à « 12 – V’nez on se mélange un peu ? »

  1. Avatar de Rousset
    Rousset

    Hello
    Ta publication est intéressante elle donne la vision d’une agriculture qui nourrit construit du lien social et au contact de la terre l’homme devient peut être plus humain
    Bravo pour ton parcours atypique et ta force de caractère 👏👏👍Norbert

    1. Avatar de NÉPHÉLIBATOIRE

      Merci pour ton commentaire, heureuse de lire que ce sujet tu touches !

  2. Avatar de fotiadi chantal
    fotiadi chantal

    bravo à toi, tu lâches pas ! je te souhaites de belles fêtes naturelles et amicales … bien amicalement chantal fot

    1. Avatar de NÉPHÉLIBATOIRE

      Merci, belles fêtes à toi aussi ☺️

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