Barikama, ça vient du Bambara, une langue véhiculaire au Mali. Ça signifie « résilience et résistance ». C’est ce dont a dû faire preuve toute l’équipe de cette coopérative sociale et solidaire.
Si j’ai mis quelques jours pour rejoindre l’Italie depuis la Grèce, certains, comme Sidibe, on mit un an depuis le Mali. D’autres ont même fait plusieurs tentatives, comme Modibo, qui a été emprisonné en Algérie avant d’être renvoyé dans sa Guinée natale… Il a retraversé le désert, espérant enfin faire de même avec la Méditerranée.
Pourquoi une telle détermination alors que leur accueil en Europe est souvent effectué dans la misère et la violence ?
Avant d’amarrer sur nos terres, ils croient en nos démocraties providentielles, pourtant défaillantes sur la question migratoire.
Nombreux sont les traumatismes que je tais dans cette BD, je ne veux pas leur coller une image victimaire. Car Barikama, c’est une histoire d’émancipation et d’entraide.
C’est aussi un exemple rare, tous les migrants des pays Sud ne s’en sortent pas tous aussi bien.
















Merci pour vos retours et le temps que vous accordez à mon blog.
Je vous laisse, comme une mauvaise habitude, avec un poème qu’on m’a partagé au cours de mon voyage.
« Je suis enfant de Guinée,
Je suis fils du Mali,
Je sors du Tchad ou du fond du Bénin,
Je suis enfant d’Afrique…
Je mets un grand boubou blanc,
Et les Blancs rient de me voir
Trotter les pieds nus dans la poussière du chemin…
Ils rient ?
Qu’ils rient bien.
Quant à moi, je bats des mains et le grand soleil d’Afrique
S’arrête au zénith pour m’écouter et me regarder,
Et je chante, et je danse,
Et je chante, et je danse.
Entends-tu ce que dit ma cora ?
Vingt et une cordes te parlent de la vie
Comme les temps d’aujourd’hui ne la connaissent plus. »
Extrait de « Qui es-tu ? », 1966, Francis Bebey, artiste Camerounais.
Bisous.
Néphi,










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