Quand je bossais dans la « ferme de merde »,j’écoutais pas mal les infos locales, et je n’ai pas pu passer à côté du cas de Gabès.
Le 22 octobre 2025, une vingtaine de collégiens sont emmenés d’urgence à l’hôpital pour insuffisance respiratoire…
En cause, une fuite de dioxyde de soufre, un gaz toxique, venant du Groupe Chimique Tunisien situé non loin de l’école. Je me rends donc trois jours à Gabès pour voir ce qu’il se passe là-bas de mes propres yeux…
Je n’en dis pas plus, je vous laisse découvrir le problème de la ville dans les cases qui suivent.










Chacun de nos achats, de nos actions et de nos choix ont des conséquences qui, la plupart du temps, nous sont invisibles.
La transformation de phosphate à Gabès et ses effets délétères sur la nature comme sur sa population affirment mon opposition à l’utilisation d’intrants chimiques dans mon travail agricole.
Comment rester de marbre quand on se lie d’amitié avec des gens qui souffrent, d’autant que mon pays est en partie responsable de cette souffrance ?
Que penser de mon téléphone, fabriqué avec des métaux rares extraits dans des conditions de travail terribles ; de mes chaussures Décathlon assemblées par des Ouïghours ; ou de mon Orangina dont l’eau a été volé à des paysans Mexicains ?
Il est facile de trouver la misère quand on regarde les objets autour de nous. Hélas.
Mais il est bon d’y faire face, certaines claques sont bonnes à prendre pour ancrer des certitudes en nous, ou a contrario, les changer du tout au tout.
Et vous, avez-vous déjà vu quelque choses qui vous a touché au point de changer vos habitudes de consommation ?
Bisous,
Néphi


Laisser un commentaire