La recherche de lenteur et de collectivité fait partie de mon voyage. Les journées de bus et de bateaux où je rencontre les locaux qui m’apprennent leur langue, plutôt que de me téléporter en avion en est un exemple.
Cependant, la philosophie de la robustesse va plus loin : ce n’est pas une façon de voyager, c’est une autre manière de vivre et de penser.
Au cours de ces heures de trajet, j’ai écouté le biologiste Olivier Hamant, qui s’inspire du fonctionnement de la nature pour critiquer notre système capitaliste productiviste.
Mais c’est aussi une critique de nous-mêmes, de notre propre programmation. Car à force de vivre en optimisant mon temps, mon énergie, mon repos, ne me suis-je pas transformée en robot ?
Et pour mes champs ? N’aurais-je rien à gagner en prévoyant des arbres pour les oiseaux, des arbres pour l’ombre, des arbres pour faire beau ?
Je crois, que si. Je gagnerais peut-être moins bien ma vie, mais je la dépenserai beaucoup mieux.
Adieu grises villes, bonjour chêne bleus !

















The Cob Project est né d’un besoin profond entre deux amis d’expérimenter une autre façon de faire.
Il faut bien du courage pour sortir des normes, et plus encore pour réussir à en créer de nouvelles. Mais le Beau attire le monde comme la Lumière les papillons de nuit : aujourd’hui ils font revivre un village, ils sont dix résidents permanents et fourmillent de visiteurs de tous les pays.
J’ai tant à dire sur le sujet, mais je sais que le temps de lecture sur internet est assez limité. N’hésitez pas à venir en parler avec moi en commentaires ou sur mon mail !
Bisous.
Néphi,


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