J’ai déménagé des dizaines de fois, vécu dans différents pays, connu des tas de colocs. Pourtant, dans un coin de la Loire, il y a toujours cette maison aux volets verts. La maison de mes grands-parents.
C’est celle qui n’a jamais changé en 30 ans, celle dont on connait les lattes qui craquent sous le pied la nuit ; une bulle temporelle dans le courant de la vie.
Si l’enfance m’a dit au revoir il y a bien longtemps, je retrouve encore ses traces dans ce refuge. Jeter, trier, garder certaines affaires font indéniablement partie du processus de deuil.
Mais il est dur de voir tout mon écosystème disparaître : ma maison, ma famille, ma planète.
Que le temps nous soit clément.
« J’ai mis mon dos nu à l’écorce,
l’arbre m’a redonné des forces,
tout comme au temps de mon enfance.
Et longtemps j’ai fermé les yeux,
je crois que j’ai prié un peu,
je retrouvais mon innocence.
Avant que le soir ne se pose,
j’ai voulu voir
la maison fleurie sous les roses,
J’ai voulu voir,Le jardin où nos cris d’enfants
jaillissaient comme source claire »
- Barbara, Mon enfance (1968)













Merci pour votre lecture. Prenez soin de vos proches <3
Bisous,
Néphi


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